Les maux de tête insupportables, les vomissements, la montée dans l’ambulance, les voisins qui sortent la tête, pour voir qui c’est,  les urgences, brancards partout dans les couloirs, le bruit et le silence des douleurs, les cris, les questions, ma date de naissance inlassablement demandée, les gestes à refaire touchez votre nez, suivez mon doigt, tirez , poussez, serrer, souriez,nan c’est pas tordu, je le sais , j’ai mal, j’ai froid, la perfusion, prise de sang, puis les couloirs, les radios, IRM, scanner, tiens une saignée, on vient voir, c’est pas souvent aux urgences.

Puis plus tard, encore un véhicule qui m’emporte, je me laisse glisser dans la nuit, d’un coup le calme, une chambre enfin, l’infirmière de nuit, une voix qui m’apaise. J’ignore encore ce qui m’est arrivé, je sais juste que je suis toujours là.

C’était il y a huit jours.