Le temps de l’hôpital n’est pas le nôtre, alors j’attends patiemment les résultats de l’analyse génétique qui confirmeront, ou pas, la maladie dont je suis atteint. Pendant ce temps, ma moelle osseuse, facétieuse et pas paresseuse, s’amuse comme une petite folle à fabriquer à foison des globules rouges qui gambadent joyeux dans mes vieilles artères délétères. J’aère. D’une saignée à l’autre, je patiente ,faisant mon boudin, broyant du noir. J’espère, nonobstant, et je vais bien en attendant.