J’ai vécu une semaine d’hospitalisation entre perfusions, prises de sang, les heures dans les couloirs en attente d’une IRM ici, d’un scanner là, la valse des brancardiers qui me conduisent d’un bâtiment à l’autre, puis chaque jour la saignée. Mon infirmière référente est plus jeune que les autres, c’est moi qui l’intronise référente, il me semble que j’ai affaire à elle plus qu’à d’autres. Je ne m’en plains pas, son dynamisme et sa simplicité dans les relations me font du bien, son humour me touche aussi, en tout cas il me parle et là aussi me fait du bien tout simplement. Peut-être est-ce moi qui le veut, qui le voit ainsi, mais elle est vraiment attentive à ce que j’éprouve, et quand elle écoute, et elle prend le temps d’écouter sans avoir déjà le tensiomètre ailleurs, elle est vraiment là pour moi, me semble-t-il.

 Un matin, sur un simple menu d’hopital, au verso du potage pas salé et d’un steak qui fût haché, je lui écrirai cela. Je lui écrirai comme j’ai été sensible à sa bonne humeur, non feinte, sa simplicité, sa réelle attention à l’autre. Je lui écrirai comme sa simple présence, son regard m’ont aidé dans ces moments douloureux, cette semaine si particulière où j’ai l’impression d’avoir basculé dans un monde inconnu.